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La guerre des ruines. Archéologie et géopolitique


Des hommes, des représentations, des territoires... et ce qu’on y trouve sous terre. Des vestiges, des objets, des fossiles ou des ossements que l’on exhume, archéologues et historiens tirent un certain nombre de conclusions scientifiques qui contribuent à mieux connaître les hommes et les civilisations passées. Lorsque toutefois la politique récupère ces découvertes et conclusions, pour des causes nationales, communautaristes, religieuses, frontalières, etc., la géopolitique a fort à faire pour expliquer les tensions et conflits qui en naissent.

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Summary
Informations :
192 pages - 17.00 euros
ISBN : 978-2-36159-002-4
Format : 150x210
  • Présentation
  • Extrait

Eclairant et original, La Guerre des ruines explore une face longtemps ignorée de l’archéologie : sa dimension géopolitique. Celle-ci remonte à la nuit des temps avec le dernier roi de l’Empire néobabylonien, Nabonide, premier souverain à se préoccuper des vestiges religieux. Auguste (ier siècle) fit de l’archéologie une science «â€¯utile » pour la politique : lieux de mémoire, mais aussi construction d’une identité et de son corollaire, la falsification.

Avec la montée des nations puis des nationalismes, les ruines ont pris une indéniable valeur politique. L’Allemagne nazie a voulu y trouver les preuves de sa supériorité et les justifications pour étendre son territoire.

Avec la mondialisation, cette archéo-politique n’a pas faibli, bien au contraire. Touchant au divin, aux symboles et à la culture, l’archéologie est devenue un outil d’influence et de séduction dans la compétition internationale.

Jean-Pierre Payot
Passionné d'archéologie, Jean-Pierre Payot est agrégé d'histoire-géographie à Lyon et formateur au CEPEC International.



La guerre des ruines. Archéologie et géopolitique

Archéo-politique

Une histoire ancienne
Nabonide, un pionnier
Vercingétorix et les autres
La Crète avant Evans
L’archéologie nazie

Le premier homme
L’homme de Kennewick
Les os de Stockholm
Arkaim, la «â€¯cité Svastika »

Objets de souveraineté
Le rapt colonial et ses suites
Le trésor de Troie
Les frises du Parthénon
La Chine et l’Occident

Le trafic des ruines
Le cas des statuettes nok
Les dérives de l’archéologie sous-marine
Chypre en guerre contre les trafiquants


L’archéologie du divin
Archéologie biblique et géopolitique
Al-Aqsa ou la guerre archéologique
Le caveau des Patriarches
Ayodhya, haut lieu d’affrontements violents


De l’instrumentalisation des ruines
Les appétits de Saddam
Les irréductibles de Massada
Le tombeau d’Alexandre

« L’effacement de l’autre »
Silwan, le quartier de tous les dangers Ani ou comment effacer la mémoire arménienne
La fin programmée de Kashgar

Dommages collatéraux
Les bouddhas de Bamiyan
L’archéologie au poker

Le retour des morts
Le génocide rwandais
La guerre de Yougoslavie

Géopolitique de l’archéologie en France
De l’affaire Hauser
Archéologie préventive

L’exhumation de la passion politique